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    L'Homme moderne que nous sommes est devenu très dépendant de l'énergie. Nous en usons pour l'industrie, pour nos déplacements, pour nos loisirs, et dans une large part, pour notre habitat (Chauffage & éclairage).

    L'essentiel de cette énergie est, pour l'heure, d'origine fossile ou nucléaire. Peu de pays aux monde utilisent une forte proportion d'énergie renouvellable, on note principalement l'Islande (Géothermie), la Norvège et le Canada (Hydro-électrique).

    Quand à l'énergie éolienne, elle commence à s'installer dans le paysage mais sa part reste marginale. De surcroit, elle reste encore principalement le fait de grosses éoliennes reliées au réseau public. Encore peu de particuliers se sont équipés pour une production délocalisée d'électricité éolienne, les petits projets étant généralement des applications solaires.

    L'approvisionnement des industries et des ménages en électricité se fait de manière très centralisée, il en est de même pour le gaz. Par ailleurs, la préoccupation dominante en matière d'énergie est de trouver de nouvelles sources d'approvisionnement (Recherche de nouveaux gisements de pétrole, études pour l'exploitation des sables bitumeux, études sur la fusion nucléaire...).

    A l'opposé de cette approche, le concept de négaWatt prend le probléme énergétique à contrepied. Il ne s'agit plus de rechercher les moyens de produire toujours plus d'énergie mais, au contraire, de mettre en oeuvre toutes les solutions possibles pour réduire encore et toujours notre consommation énergétique.

    Des incitations fiscales existent d'ores et déjà, par exemple pour qui choisit de s'équiper de panneaux photovoltaïques, mais leur impact demeure pour l'instant marginal. C'est en effet le choix de vie de chacun au quotidien qui impacte directement sur nos besoins.

    Concrètement, une installation photovoltaïque et/ou éolienne sur une habitation constitue un très bon choix, d'autant plus qu'elle permet de produire de l'électricité de manière décentralisée (On supprime donc toute la problématique liée au transport de cette électricité). Mais pour qu'un tel équipement subvienne à l'ensemble de nos besoins nous devons veiller à chacun de nos gestes quotidiens : Eteindre la lumière en quittant une pièce, ne pas laisser les appareils électronique en veille, etc etc...

    Le choix des matériaux lors de la construction ou de la rénovation d'une habitation impacte également sur notre consommation énergétique : L'énergie grise est l'énergie nécessaire pour mettre en oeuvre une solution technique, elle varie dans des proportions considérables suivant les matériaux employés. Il n'est pas forcément dans l'intérêt des fabricants d'informer les consommateurs à ce sujet. Il est donc pertinent de rechercher l'information par soi même si on souhaite réduite son empreinte écologique.

    L'éco-citoyen est donc, avant tout, un citoyen informé et objectivement critique, apprenant à évaluer en toutes circonstances l'impact environnemental de ses choix.

    Par exemple, bien que rejetant du CO2, le chauffage au bois sera plus propre qu'un chauffage électrique qui serait alimenté par une centrale nucléaire implantée en amont du réseau électrique. Pourquoi ? Parceque les cendres produites par le bois sont biodégradables et parceque le CO2 rejeté sera absorbé à son tour par de jeunes arbres en croissance. A contrario les déchets ultimes du nucléaire seront vitrifiés et enfouis, laissant un héritage empoisonné aux générations futures.

    Cependant il faut bien se garder d'en déduire que brûler du bois est écologique. En effet, la ressource bois peut-être valorisée d'une toute autre manière : Par compostage. On obtient ainsi de la chaleur basse température (Environ 60°) qui peut être utilisée pour le chauffage de la maison, mais surtout, on produit de l'humus permettant de regénérer la terre.

    Ce dernier point est d'une importance considérable si on prend en compte que l'agriculture intensive moderne détruit les sols en appauvrissant considérablement leur teneur en humus. Pour réparer les dégats de cinquante ans d'agriculture, nous devrions mobiliser l'ensemble de la biomasse disponible pour rétablir les terres arabbles dans leur richesse. Et ce processus de réparation des sols prendra longtemps à manifester ses premiers effets positifs, pour peu qu'on se résolve à le mettre en oeuvre.

    Par ailleurs, ce ne sont pas seulement nos choix en matière d'habitat qui sont importants. Notre consommation courante de biens et services divers réclame sa part d'énergie. Bien évidemment, nous n'allons pas renoncer à nous nourrir et à nous habiller, ni d'ailleurs à nous divertir. Mais chacun comprendra qu'une heure de marche en forêt n'a pas le même impact environnemental qu'une heure passée sur un quad...

    L'énergie (et les matières premières premières) nécessaire(s) pour fabriquer et faire fonctionner la machine sont sans commune mesure avec ce qu'il aura fallu pour fabriquer une paire de souliers de marche...

    Ceci n'est bien sûr qu'un exemple parmi d'autres pour nourrir notre réflexion. Il appartient à chacun de se pencher sur ses choix pour contribuer à un avenir moins incertain.

    Si bien sûr nos choix individuels sont importants, nos choix collectifs de sociétés le sont encore plus. Il devient par exemple de plus en plus urgent de répondre à la question suivante : Les réservoirs de nos voitures sont ils plus importants que nos estomacs ? Doit on vraiment mobiliser des surfaces agricoles pour produire massivement des biocarburants ?

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