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    Des toits de chaumes de Normandie aux toitures engazonnées des îles Feröé, l'emploi d'un matériau végétal pour couvrir une toiture n'est pas une idée neuve.

    De nos jours, un tel choix se nourrit de préoccupations environnementales. Une toiture végétalisée a en effet des qualités indéniables : Isolation, contribution à la biodiversité, régulation de l'atmosphère, fixation des polluants de l'air...

    Par ailleurs un toit engazonné aide à limiter le ruissellement des eaux de pluies, même si son efficacité reste faible en cas de très fortes précipitations, en cas d'orages par exemple.

    Cependant, un toit végétalisé ne comporte pas que des qualités. L'hônneteté oblige à dire que, dans l'état actuel des savoirs faire, il n'est pas possible de se dispenser totalement de matériaux issus de la pétrochimie. Sous la couche de substrat il faut placer des "barrières" pour empêcher les racines de détériorer les bases de la toiture.

    Autre aspect des toitures végétalisées : Elles ne sont pas compatibles avec un système de valorisation des eaux de pluie. Si l'on considère cet aspect, il faut donc les réserver à la couverture de toits non employés à la collecte des eaux pluviales (Abris de jardins par exemple).

    Cependant, la contribution paysagère d'un tapis d'herbes folles sur un toit me paraît extrémement positive, de même que sa participation à la biodiversité.

    En évitant les solutions des grandes sociétés qui, très souvent, n'ont de naturel que l'apparence, je recommande aux curieux de se référer aux travaux de Thierry et Marie-F. Houdart, par ailleurs trés engagés dans l'art de la fuste en bois (Voir leur site).